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| Vol.2,
1999 |
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| Mot
du Président/President’s Message
Stephen Carey |
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rendus/Reviews |
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These Constructions Don’t Acquire Easily: Middle Constructions and Multicompetence Patricia Balcom Université de Moncton The multicompetence hypothesis (Cook, 1991, 1992, 1993) raises two related questions: (1) whether very advanced L2 learners have the same intuitions of grammaticality as native speakers; and (2) whether differences between these learners and native speakers are due to the two grammars influencing each other. Middle constructions in English and French provide a useful probe for exploring these issues since they are much more limited in English than they are in French. I developed two grammaticality judgement tasks, one in English and one in French, based on differences between the two languages vis-à-vis middle constructions. They were administered to Anglophones and Francophones who were advanced and very advanced learners of their L2, as well as to unilingual groups with the same L1s. The results showed that the advanced and very advanced learners’ judgements differed from those of the unilinguals. The differences between their responses suggest that knowledge of two languages affected their judgements, although transfer cannot account for all of the differences. The results lend further support to a previous research finding that L2 learners are conservative in their judgements of grammaticality. L’hypothèse de Cook (1991, 1992, 1993) au sujet de la hh multicompétence ii soulève deux questions reliées, à savoir : (1) si les apprenants avancés d’une L2 possèdent les mêmes intuitions de grammaticalité que les locuteurs natifs; et (2) si les différences entre ces apprenants et les locuteurs natifs sont dues au fait que les deux grammaires s’influencent mutuellement. Les constructions moyennes en anglais et en français offrent une bonne façon d’explorer ces questions parce que les constructions moyennes sont beaucoup plus restreintes en anglais qu’en français. En me basant sur des différences entre les constructions moyennes dans les deux langues, j’ai développé une évaluation de grammaticalité en anglais et en français. J’ai administré les deux instruments à des anglophones et à des francophones, apprenants avancés et très avancés de leur L2. Je les ai également administrés à des unilingues avec les mêmes L1. Les résultats démontrent que les apprenants avancés et très avancés avaient des évaluations de grammaticalité qui étaient différentes de celles des unilingues. Les différences entre les réponses suggèrent que les évaluations des premiers ont été affectées par leur connaissance de deux langues, bien que le transfert n’explique pas toutes les différences. Les résultats offrent un appui additionnel à une conclusion de recherches antérieures, à savoir que les apprenants d’une L2 sont conservateurs dans leurs évaluations de grammaticalité. La dramatisation en L2 : un moyen de récupérer et de transposer des énoncés ?à Catherine Black Wilfrid Laurier University Cet article décrit la récupération et la transposition d’énoncés, issus de pièces de théâtre jouées dans le cadre d’un cours de français utilisant la dramatisa-tion. Il ressort une certaine constance dans les résultats, même si le nombre d’énoncés récupérés et transposés fluctuait d’un sujet à l’autre et d’une tâche à l’autre. This article describes the retrieving and transposing of utterances from plays that were staged in the context of a French course using drama techniques. The results show consistency even though the number of retrieved and transposed utterances varied between the subjects from one task to the other. Paramètres de délimitation des collocations du français courant J. Bossé-Andrieu et G. Mareschal Université d’Ottawa Bien que, depuis une dizaine d’années, plusieurs dictionnaires de colloca-tions aient vu le jour —surtout pour des langues autres que le français —, la délimitation des collocations reste entourée de flou. En effet, si, par colloca-tion, on entend une combinaison lexicale de deux éléments sémantiquement autonomes unis par un lien d’affinité contraignant, il n’est pas toujours aisé de déterminer les limites de l’affinité. Entre les combinaisons totalement libres et les locutions totalement figées s’étend une zone qui comprend des combi-naisons qui correspondent exactement à cette définition. Toutefois, de chaque côté de cette zone se trouvent deux zones floues qui contiennent des combi-naisons dont on peut se demander si elles doivent entrer dans la catégorie des collocations. Après avoir montré que l’ensemble de ces combinaisons forme un continuum, nous présentons un certain nombre de paramètres qui facilitent la délimitation des collocations du français courant. Although a number of dictionaries of collocations have appeared in recent years —mostly in languages other than French —the notion of ‘collocation’ remains somewhat fuzzy around the edges. A collocation is generally under-stood to be a combination of two lexemes that are semantically independent but which are linked together by a strong, restrictive association. Neverthe-less it is not always easy to determine the boundaries of this type of affinity. Between the extremes of completely free word combinations and completely frozen idioms, collocations (as defined above) clearly occupy an intermediate portion of the spectrum. At each edge of this middle ground, however, there are grey areas where one finds word combinations which might or might not be classed as collocations. After first demonstrating that associative word combinations do indeed form a continuum of this kind, we propose some parameters to help delimit the scope of collocations in everyday contemporary French. Second Language Retention: Language Use as a Contributing Factor Daphne A. Ducharme Marjorie B. Wesche Johanne S. Bourdages University of Ottawa Using data collected by Wesche (1993), this study examines the effect of the use of French as a second language on the performance of subjects in receptive skills (listening and reading comprehension) and productive skills (speaking and writing). The results establish a link between the use of the language after learning has occurred and the difference between pre- and post-test measures. A number of specific independent variables are examined, the most influential of which seem to be the number of university courses taken in French and the number of books read in French. The results also seem to confirm earlier findings that the initial level of proficiency promotes maintenance and even improvement. L’utilisation des données de Wesche (1993) a permis l’étude de l’influence de l’utilisation du français langue seconde sur la performance de sujets quant aux habiletés réceptives (compréhension orale et écrite) et productives (ex-pression orale et écrite) dans cette langue. Les résultats établissent un lien significatif entre l’utilisation de la langue une fois les connaissances acquises et la différence entre les mesures aux pré- et post-tests, selon les données de Wesche (1993). Plusieurs variables indépendantes ont été contrôlées, dont les plus influentes semblent être le nombre de cours universitaires suivis en français et le nombre de livres lus en français. L’analyse des données semble également confirmer les résultats d’études antérieures qui suggéraient que le niveau initial de compétence pouvait promouvoir le maintien de l’acquis et même l’amélioration de la performance. The Role of Consulting a Dictionary in Reading and Vocabulary Learning Carol A. Fraser York University This article reviews recent research on consulting a dictionary in L2 reading and vocabulary learning. From the perspective of cognitive learning theory, the author re-evaluates the limited role that has often been accorded to dictionary consulting. It is noted that, among the three available lexical processing strategies (inferencing, consulting and ignoring), learners tend to use consulting infrequently and selectively and also to differ among each other in their strategy use. Consulting in combination with inferencing is shown to have the greatest positive effect on performance in L2 reading and vocabulary learning, although consulting is found to slow down task completion. Excerpts from think-aloud protocols illustrate the potential contribution of strategic dictionary use to the cognitive processes required for vocabulary acquisition: attention to form-meaning connections, rehearsal of words for storage in long-term memory and elaboration of associations with other knowledge. Among the pedagogical implications of these findings is the need for training in lexical processing strategies in order to help learners use the dictionary effectively and accurately in L2 reading comprehension and vocabulary learning. Cet article passe en revue les recherches récentes portant sur la consultation du dictionnaire dans la lecture en langue seconde et dans l’apprentissage du vocabulaire. L’auteure se propose de réévaluer, dans la perspective de la théorie cognitive de l’apprentissage, le rôle limité qu’on a souvent accordé à la consul-tation du dictionnaire. On constate que, parmi les trois stratégies de traitement lexical disponibles (deviner le sens du mot; consulter le dictionnaire; renoncer à comprendre le mot), les apprenants consultent le dictionnaire peu souvent et de façon sélective. Par ailleurs, on constate des différences entre les indi-vidus quant à leur utilisation de cette stratégie. Les études démontrent que la consultation du dictionnaire après que l’apprenant a essayé de deviner le sens du mot exerce le plus grand effet positif sur la performance dans la lecture en L2 et dans l’acquisition du vocabulaire. Des extraits d’entrevues menées avec des apprenants illustrent comment l’usage stratégique du dictionnaire peut contribuer aux processus cognitifs nécessaires à l’acquisition du vocabulaire : l’attention aux liens entre forme et sens, la répétition des mots pour favoriser la rétention en mémoire et l’élaboration d’associations avec d’autres connais-sances. Parmi les implications pédagogiques de ces résultats de recherche, on peut mentionner le besoin d’une formation en stratégies de traitement lexical, afin d’aider les apprenants à se servir du dictionnaire avec efficacité et précision en lecture et dans l’acquisition du vocabulaire. Le Dictionnaire québécois d’aujourd’hui : Enquête sur les registres Marie-Cécile Guillot Université du Québec à Montréal En 1992 est paru le Dictionnaire québécois d’aujourd’hui. La publication de ce dictionnaire a provoqué une controverse qui a porté, entre autres, sur les marquages des mots. Les registres indiqués ne semblaient pas refléter le sentiment linguistique des Québécois francophones. La polémique a été telle qu’une deuxième édition est parue un an plus tard. Les principaux changements apportés concernent les registres de langue, qui, cette fois-ci, devraient faire l’objet d’un consensus chez les Québécois francophones. Une enquête a donc été effectuée pour savoir si les registres indiqués dans le Dictionnaire québécois d’aujourd’hui correspondent à l’usage des Québécois francophones. Un questionnaire de 50 mots a été administré à 150 répondants; ces derniers devaient attribuer un registre à chacun des mots. Les résultats de cette enquête mènent à la conclusion que les registres indiqués dans le Dictionnaire québécois d’aujourd’hui ne correspondent pas toujours à l’intuition des Québécois francophones. The Dictionnaire québécois d’aujourd’hui came out in 1992. The publication of this dictionary sparked a controversy on, among other things, word labeling. The language registers given for many words did not seem to reflect how Quebec francophones felt about them. The debate was such that, one year later, a second edition was produced. The main changes made concern the language registers of a number of entries, on which this time, Quebec francophones would agree. A survey was therefore carried out to determine whether the registers indicated in Le Dictionnaire québécois d’aujourd’hui correspond to Quebec francophones’ linguistic intuitions. A 50-word questionnaire was given to 150 respondents, who were asked to assign a language register to each word. The results of this survey have led to the conclusion that the registers given in Le Dictionnaire québécois d’aujourd’hui often do not correspond to the intuitions of Quebec francophones. |
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